The End Has No End ?

The End Has No End ?

Quand j'aurai tout compris, toutcu d'ici-bas,
Quand je serai si vieille, que je ne voudrai plus de moi,
Quand la peau de ma vie sera creusée de routes,
Et de traces et de peines, et de rires et de doutes,
Alors je demanderai juste encore une minute...

Quand il n'y aura plus rien qui chavire et qui blesse,
Et quand même les chagrins auront l'air d'une caresse,
Q
uand je verrai ma mort juste au pied de mon lit,
Que je
la verrai sourire de ma si petite vie,
J
e lui dirai "écoute ! Laisse-moi juste une minute..."

J
uste encore minute, juste encore minute,
Pour me faire une beauté ou pour une cigarette,
J
uste encore minute, juste encore minute,
Pour
un dernier frisson, ou pour un dernier geste,
Ju
ste encore minute, juste encore minute,
P
our ranger les souvenirs avant le grand hiver,
J
uste encore une minute... sans motif et sans but.

Puisque ma vie n'est rien, alors je la veux toute.
Tout entière, tout à fait et dans toutes sesroutes,
Puisque ma vie n'est rien, alors j'en redemande,
Je veux qu'on m'en rajoute,
Soi
xante petites secondes pour ma dernière minute.

Tic
tac tic tac tic tac (Carla Bruni)




"... Et même si la fin n'a jamais vraiment de fin, même si j'écrirai encore et toujours, en vers et contre tout, je me dois de mettre un point final à ces pages. Je ne ressens plus le besoin de transmettre les mots de cette façon, le moment est venu de mûrir. Je vous retrouverai donc prochainement, je l'espère, sous la forme de... roman (si éditeur il y a). Parce que les jolies histoires ne s'arrêtent jamais. "
# Posté le samedi 14 février 2009 09:29
Modifié le samedi 21 février 2009 10:00

Pile ou face

Pile ou face
La vie est un jeu de hasard. Pour éviter tout risque, il suffit de stagner, de camper sur ses positions, de ne rien tenter. Mais si on aime jouer, d'autres possibilités nous sont ouvertes.
Bousculer la routine sans savoir ce qui se passera par la suite, c'est comme une pièce lancée : pendant ces quelques secondes en apesanteur, tout est encore possible. Peut-être qu'on a tout à y gagner, peut-être pas. Mais pour le savoir, il faut oser se lancer, La lancer. C'est d'ailleurs amusant de constater à quel point le destin ne tient à rien. Une quelconque brise, un sol aussi peu droit que notre avenir, et nous voici avec un tout nouveau chemin tracé devant soi. Ça aurait pu tomber sur l'autre face, bien sûr, et rien n'aurait été alors pareil, mais on a joué, et le résultat et là, irrévocable juste sous nos yeux. Ce qu'on y découvre ne nous plait pas, tant pis, on aura essayé. Cent pour cent des gagnants ont tenté leur chance, ce n'est donc jamais une mauvaise idée de s'y risquer. Et au pire, on aura toujours la possibilité de rejouer, encore et encore, jusqu'à ce qu'on désirait arrive enfin.

Finalement, la fatalité n'existe pas,
ce sont nos choix qui dessinent ses contours.
Et je peux en témoigner, parfois... on gagne.


[ToUJoURS PREFERER LES REMoRDS AUX REGRETS]
# Posté le mercredi 28 janvier 2009 08:02
Modifié le mercredi 11 février 2009 12:14

Mieux qu'une grosse grippe.

Mieux qu'une grosse grippe.
m Non, ce n'est pas un coup de froid, ni une intoxication alimentaire ou une quelconque maladie tropicale. Cette boule nichée au creux du ventre, ce n½ud sibyllin pesant au fond de l'estomac comme au fond de ses pensées, nouées elles-aussi, c'est juste dû à l'angoisse & l'excitation qui se mêlent ensemble et s'épaississent dans un enchevêtrement inextricable d'émotions primaires, là, dans vos tripes. Ça aurait presque été agréable si seule la cause était prise en considération. Mais son regard, ces deux lueurs vacillantes qui se mouvoient devant vous à vous hypnotiser et engourdir tous vos sens, rendent les choses tellement plus difficiles. La lumière du jour est filtrée par les persiennes, mais sa seule ombre vous fait frémir. Il est en vérité l'origine de tout : l'angoisse et l'excitation certes, mais également la grande sensation de vide une fois cette boule si oppressante partie (et lui avec). Le poids qui s'emparait de vous, qui le rendait seul maître de la situation -car aucun acte ne vous était alors accordé- n'est plus. Douce ambigüité, si douloureuse pourtant : ne plus avoir aucune adrénaline vous rend neurasthénique, la plus grande souffrance réside en fait quand elle a disparu.

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# Posté le vendredi 23 janvier 2009 15:25
Modifié le vendredi 23 janvier 2009 15:53

Avec Kinder, c'est tous les jours le bonheur.

Avec Kinder, c'est tous les jours le bonheur.

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Les apparences sont trompeuses, comme à l'accoutumée. Les jolies maisons à la bordure de haie bien taillée abritent des familles certes plus chanceuses que ces malheureux entassés dans une masse de béton gris, mais chanceux n'a jamais été synonyme d'heureux. Les dîners parviennent à réunir tout le monde autour de la table, les assiettes sont remplies mais les conversations restent creuses. On sourit à la mère pour ne pas qu'elle s'inquiète, on déblatère des lieux communs afin d'éviter les questions trop intimes. Mais au fond, que savent-ils les uns des autres ? Chacun s'enferme dans sa propre bulle en rentrant, les écrans digitaux faisant office d'écran entre eux également. Leur vraie maison est ailleurs en vérité. Leur silence peut parfois être camouflés sous des conflits sans intérêt : le pouvoir de la télécommande, les fréquentations douteuses des enfants, jusqu'à des cris du c½ur bien plus puissants, révélant toute l'amertume enfouie en ces gens qui n'ont pu sortir de leur autarcie. Mais ces histoires ci, parfois sordides, ne sont pas criées à en faire trembler les murs de ce fragile foyer. Elles sont murmurées comme un sifflement perfide au creux des oreilles, pour que les voisins continuent de croire à leur famille unie en carton. Il n'y a plus d'union, il n'y a plus qu'une cohabitation évanescente et crispée. Il ne reste plus alors qu'à partir, s'enfuir, reconstruire ailleurs. Et ne plus jamais se retourner, cette maison était hantée.

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# Posté le samedi 17 janvier 2009 16:00
Modifié le lundi 19 janvier 2009 14:16

En attendant la neige.

En attendant la neige.


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Je n'aime plus la neige. La fébrilité qui se faisait ressentir dès les premiers flocons, l'envie de danser sous les cristaux blancs qui trempent les cheveux, plus rien ne subsiste. Ce paysage de carte postale me force à rester chez moi sans rien d'autre à faire que ressasser mon sombre pensées, contrastant avec la lumière immaculée filtrant par la fenêtre. Non, pitié, je ne veux pas rester là, enfermée par ce manteau blanc goguenard, prétendument pur mais piégeur à souhait.
Ce n'est qu'une coïncidence (ou pas), mais les jours de neige sont toujours mauvais signe pour moi, les larmes montent aux yeux et le froid n'y est pour rien. On espère juste qu'elle ne gèleront pas au coin des paupières, j'ai déjà suffisamment mal comme ça.


[ Une Chose Facile A Avoir En Hiver, C'est Du Sang-Froid]

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# Posté le mardi 06 janvier 2009 12:41
Modifié le mercredi 07 janvier 2009 14:42